Université d’été 2010 du Parti Radical Valoisien à Lyon : « Borloo plébiscité pour préparer 2012 »

de | 2010-09-06

Université d'été 2010 du Parti Radical Valoisien à Lyon : Dans la famille majoritaire, je demande les Radicaux.
Qui ? Les amis de Borloo.
  
Ne les minimisons pas : leur chef de file peut être, demain, à Matignon ou candidat à la présidentielle. «On n'est pas là pour ça, se défend l'intéressé. On ne commence pas par le candidat, mais par le projet.»

 

En tout cas, on commence. Une demi-douzaine de ministres, une brochette de représentants du Nouveau Centre et de l'aile sociale de l'UMP, l'écologiste Brice Lalonde, Raffarin et Arthuis par vidéo interposée…

De tous les rendez-vous centristes, celui du Parti radical à Lyon rassemble le plus large. Jugez-en: « Jean-Louis peut fédérer, parce que c'est sa personnalité » (Gilles de Robien). « Nous avons besoin de fonder une grande maison » (Damien Abad, Nouveau centre). « Nous n'éviterons pas la question de la candidature du centre à la présidentielle » (Jean-Louis Bourlanges, l'ex député européen qui animera dès demain une fondation des centristes). « Voyons grand, voyons loin. Jean-Louis Borloo, ton avenir est tracé » (Jean Leonetti, député UMP). « Borloo avant-centre d'une équipe de foot collective » (Marc-Philippe Daubresse, ministre de la Jeunesse). 
  
Université d'été 2010 du Parti Radical Valoisien à Lyon : «Borloo leader emblématique de notre sensibilité» (Fabienne Keller, sénatrice UMP).
«Votre main tendue nous intéresse» (Brice Lalonde). «Jean-Louis candidat, si seulement ça pouvait être vrai !
» (Maurice Leroy, Nouveau centre).

L'important est moins ce qui est dit que celui qui le dit. « Pour l'instant, dit Borloo, ce qu'il faut c'est des regards croisés sur le monde. »
  
Concrètement : investir dans les océans, équilibrer la fiscalité travail-capital, former les 150 000 jeunes qui disparaissent dans les interstices de la formation, aménager le territoire, « réenchanter l'Europe »
  
Et de conclure sur cette promesse énigmatique : «Je ne revendique rien pour moi, mais vous pourrez compter sur moi.»

Source : Ouest France – Michel Urvoy – Le 5 septembre 2010