Stupéfiants : les tests salivaires sont arrivés dans le 93

de | 2008-09-12

   Il suffit qu’une barrette vire au rouge pour atterrir en garde à vue. C’est ce qui est arrivé à un adolescent de 16 ans et demi, arrêté hier à Bobigny vers 17 h 30, place Gagarine, à scooter avec une passagère , tous deux sans casque . Il a inauguré malgré lui le nouveau dispositif de dépistage salivaire, mis en oeuvre depuis hier en Seine-Saint-Denis.

   Ce test se fait après le constat d’une infraction, explique le commissaire divisionnaire Stéphane D’Hayer, chef du service d’ordre public du 93. Ensuite, s’il existe des raisons plausibles de contrôler, on procède au dépistage. » Ces raisons peuvent être un joint fumant dans le cendrier, une odeur, des yeux rougis ou des aveux, comme ceux de cet adolescent qui a tout de suite admis avoir fumé. Les policiers lui ont tendu une sorte de gros coton-tige à frotter dans la bouche. Huit minutes plus tard, la réaction permet de dire si le conducteur a consommé cannabis, opiacé, méthadone, amphétamine. Le dépistage doit être validé par une prise de sang. Le 93, doté de 50 kits, en a déjà commandé d’autres.

Source : Le Parisien – Le 12 septembre 2008