Régionales Ile-de-France 2010 : A un mois des régionales, la gauche est en position de force

de | 2010-02-14

Régionales Ile-de-France 2010 : A un mois des régionales, la gauche est en position de force - image  on http://www.billelouadah.fr Selon notre double sondage CSA, les Français souhaitent majoritairement voter pour une liste d’opposition les 14 et 21 mars. En Ile-de-France, Jean-Paul Huchon devance largement Valérie Pécresse.

 
  

Les sondages ne font pas l’élection.
Mais, à moins de trente jours des régionales, nos deux enquêtes d’opinion réalisées par l’institut CSA donnent le ton. 
   
    
Elles indiquent clairement que, s’ils devaient voter aujourd’hui, les Français choisiraient plus volontiers un candidat de gauche (45 %) qu’un représentant de la majorité (34 %).

 

L’UMP arrive certes en tête du premier tour, avec 33 %, mais le parti présidentiel ne dispose d’aucune réserve de voix pour le second.
  
Evalué à 27 %, le PS, lui, peut compter sur un allié solide avec les écologistes (13 %). Ce qui fait toute la différence. Des Verts qui se réinstallent dans le paysage, même si l’espoir qu’ils ont caressé un moment de devancer les socialistes dans certaines régions paraît s’envoler.
  
Autres enseignements de ces sondages : le MoDem s’effondre (5 %), tout comme le Nouveau Parti anticapitaliste d’Olivier Besancenot (3 %), tandis que le Front national stagne (8 %). En Ile-de-France, le scrutin paraît sans suspense, tant l’avance du socialiste Jean-Paul Huchon sur sa rivale UMP Valérie Pécresse est importante : 14 points au second tour !

Nicolas Sarkozy combatif

Sur le papier, la gauche, qui contrôle déjà 20 des 22 régions françaises (la Corse et l’Alsace faisant exception), peut donc se sentir confortée. Et pourquoi pas rêver d’un grand chelem. Mais, en privé, Nicolas Sarkozy se montre combatif. Les Français n’aiment pas, dit-il à ses troupes, qu’on donne le sentiment que tout est joué d’avance. Le président croit toujours à sa fameuse théorie : en arrivant largement en tête au premier tour, l’UMP peut créer une dynamique au second.
  
A droite, on espère d’abord conserver la Corse et l’Alsace et pourquoi pas profiter de la division de la gauche en Languedoc-Roussillon autour du cas Frêche. On explique également que la bataille peut être serrée dans le Centre, la Franche-Comté, la Champagne-Ardenne, les Pays de la Loire, voire la Lorraine ou la Basse-Normandie.
 
Source : Le Parisien – Frédéric Gerschel – Le 14 février 2010