Présidentielle 2012 : « Bayrou accuse l’UMP et le PS de proférer des «mensonges» »

de | 2012-02-01

Présidentielle 2012 : Le candidat centriste a présenté mercredi ses propres propositions pour la présidentielle, notamment pour réduire la dette.

Présidentielle 2012 :

François Bayrou, toujours crédité de 12 à 15 % d'intentions de vote dans les sondages, repasse à l'offensive. Face au «manque de cohérence» des propositions de Nicolas Sarkozy et face au «manque de crédibilité» du programme de François Hollande, le candidat centriste s'est livré ce mercredi devant la presse à un exercice assez inédit: «Projet contre projets». Un projet au singulier face à des projets au pluriel. L'occasion de décliner une vingtaines de propositions, les siennes. Et, surtout, de dénoncer les «mensonges» de l'UMP et du PS, qui, selon lui, n'apportent aucune réponse au surendettement de la France.

«Je serai, dans cette élection, le candidat du parti de la vérité» a-t-il lancé. François Bayrou le répète: «Le ressort de la croissance, c'est la confiance». Alors il promet, si les Français le choisissent en mai, de respecter trois objectifs pour trouver un retour à l'équilibre à échéance 2015: «Remettre en ordre les finances, reconstruire la France qui produit, et instruire».

Ainsi, pêle-mêle, il propose pour redresser les finances publiques de baisser les dépenses avec une hausse substantielle des recettes. Pour cela, dit-il, l'État ne dépensera pas un euro de plus à budget constant pour les deux années à venir, «ce qui obligera à un redéploiement».

Plus concrètement, il propose un «coup de rabot» sur les niches fiscales, notamment sur les exonérations issues des heures supplémentaires. Une hausse de la TVA de un point en 2012 et, si nécessaire, encore d'un point l'année suivante «si la croissance n'est pas au bout.» Des «mesures d'équités» pour l'impôt sur le revenu, avec notamment deux tranches supplémentaires. Une contribution de solidarité sur le patrimoine. Ou encore une inscription dans la Constitution de la règle d'or. Bref, une vingtaine de proposition. Telle la création d'un Commissariat national aux stratégies pour le réarmement de la production française.

Source : Le Figaro – Rodolphe Geisler – Le 1er février 2012