Pour Christian Estrosi, l’UMP est « une armée mexicaine »

de | 2008-03-30

Pour Christian Estrosi, l'UMP est           Christian Estrosi, maire de Nice (Verdy/AFP)
   Le maire de Nice s’est livré à une nouvelle charge au vitriol contre son parti et Patrick Devedjian, son secrétaire général.
Christian Estrosi persiste et signe. Dans un entretien au Journal du Dimanche, l’ancien secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, qui a refusé le poste de délégué général au «développement du mouvement», dit une nouvelle fois tout le mal qu’il pense de la direction de son parti, l’UMP.
Et il ne fait pas dans la langue de bois, qualifiant le parti de la majorité d’«armée mexicaine, sans véritable chef». Pour lui, la direction du parti est construire autour d’un «organigramme, qui empile les fonctions et titres, et dont je ne connais toujours pas les règles de fonctionnement».

Et de s’en prendre aux récentes nominations de Xavier Betrand et Nathalie Kosciusko-Morizet à la direction de l’UMP, faites selon lui «pour faire plaisir à tout le monde», mais qui ne font, à son avis, qu’ajouter à la confusion. «Tout ce beau monde va se marcher sur les pieds», explique le maire de Nice. Qui craint qu’à force de «devenir un machin snob», l’UMP ne soit «plus audible».
Surtout, Christian Estrosi attaque une nouvelle fois le secrétaire général du parti au pouvoir, Patrick Devedjian. «Patrick pouvait s’interroger sur son action. Sur ses résultats. Il n’a donné aucun signe qu’il allait changer de ‘ligne’. En est-il seulement capable?». Pour le maire de Nice, qui s’en était déjà pris à l’UMP et à Devedjian dans l’Express jeudi, «au lendemain des municipales, il fallait au parti majoritaire un électrochoc».
   Dans une interview au Figaro samedi, Patrick Devedjian avait répondu à Christian Estrosi, expliquant que «le parti n’est pas une caserne»
       Publié le 30 mars 2008 dans Lefigaro.fr