« Mais que veut-il faire de notre ville ? » par Jacques Chaussat dans Oxygène Hebdo

de | 2009-10-21

Nous publions la tribune libre de Jacques Chaussat : "Mais que veut-il faire de notre ville ?" parue ce mercredi 21 octobre 2009 dans Oxygène Hebdo N° 56.

 

Ainsi, au nom de l’opposition municipale, le Conseiller général et municipal d’Aulnay souligne que "notre ville doit d’abord ‘‘s’occuper’’ de ses 82 000 résidents et favoriser leur bien-être par un cadre de vie agréable et par des logements adaptés aux ‘‘bons’’ endroits. Il nous faut donc préserver les espaces, les zones pavillonnaires, refuser le ‘‘bétonnage’’ et une densification trop importante…"

 

Enfin, il est à noter que, contrairement aux tribunes libres communistes et vertes, on peut regretter l’attitude de la direction de la rédaction d’Oxygène qui a curieusement et très certainement de manière involontaire oublier de faire apparaître en contact notre blog (www.aulnayradical.fr).
 
Bonne lecture.
  

Source : Aulnay Radical - Le 21 octobre 2009
 
 

"Mais que veut-il faire de notre ville ?" par Jacques Chaussat 
 

Si cette question était directement adressée à Monsieur Ségura, ce dernier, en politicien  habile qu’il est, répondrait très certainement et avec une grande conviction, ceci : ‘‘une ville généreuse, solidaire, où une application de la démocratie participative permettra de résoudre nombre de problèmes sociaux et corrigera les inégalités criantes que j’ai observées’’.

  

Ah ! oui ! oui… Mais dans les faits les choses ne se passent pas du tout ainsi.

Prenons l’exemple des logements sociaux. Depuis des mois nous observons une montée de la colère d’aulnaysiens souvent réunis en collectifs de riverains pour dénoncer ce que d’aucuns appellent ‘‘la dictature urbanistique du Maire’’

 

De quoi s’agit-il ? 

Monsieur Segura veut construire des logements sociaux, soit. C’est son choix politique.


Nous mêmes sommes pour l’édification d’immeubles de haute qualité environnementale à destination des aulnaysiens jeunes et moins jeunes. 

  

D’où vient le problème ? 

Pour arriver à ses fins, Monsieur le Maire a fait réunir les conseils de quartier impactés par les projets pour pouvoir afficher une concertation. Ce ne fût en fait souvent que de l’information.

Parfois des réunions publiques ont été organisées pour expliquer les décisions… concertées !!! 

  

Trois exemples de projets me viennent à l’esprit :

1. la rue des Saules,

2. la rue F. Herbaut/impasse des marronniers,

3. la cité Arc-en-Ciel. 

  

Pour ce qui concerne le 1er, les circonstances liées à un risque d’éventuelles élections, à l’époque, ont fait que le Maire a reculé devant la détermination des habitants.

  

Le second est au point mort depuis la réunion de quartier où j’avais invité les responsables de la ville à une nouvelle réflexion prenant en compte les fortes objections des riverains. De nouvelles études, sans doute, sont en cours… 

  

Quant à  la cité ‘‘Arc-en-ciel’’, ce fût un tollé général dont les deux points d’orgue furent la manifestation des riverains et la réunion publique de juin dernier. 

  

A ce jour, malgré l’opposition d’une partie de sa majorité, Monsieur Ségura a déposé le permis de construire. C’est la raison pour laquelle nous avons proposé une ultime démarche visant à surseoir à l’exécution du projet et à engager une réelle concertation avec les élus.

  

Dans le cas contraire, nous nous réservons le droit de saisir les autorités compétentes. 

  

Quelle est la signification de tout cela ?

  

Monsieur le Maire souhaite une ville de 100 000 habitants. 

  

Nous nous y sommes toujours opposés farouchement, à plusieurs reprises, notamment dans le cadre de réunions publiques  

  

Aulnay-sous-Bois doit d’abord ‘‘s’occuper’’ de ses 82 000 résidents et favoriser leur bien-être par un cadre de vie agréable et par des logements adaptés aux ‘‘bons’’ endroits. Il nous faut donc préserver les espaces, les zones pavillonnaires, refuser le ‘‘bétonnage’’ et une densification trop importante. 

  

Alors Monsieur le Maire, dans ce contexte, êtes-vous prêt à écouter les aulnaysiens et à accepter l’idée de référendums?