Logement : l’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) va faire doubler la rénovation, d’après Borloo

de | 2009-04-17

Logement : l'éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) va faire doubler la rénovation, d'après Borloo - image  on http://www.billelouadah.fr    L'instauration de l'éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ), une mesure phare du Grenelle de l'environnement, va permettre de doubler le chiffre d'affaires du secteur de la rénovation de logements, a affirmé vendredi le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo.

"Grâce à l'éco-PTZ, le chiffre d'affaires annuel de la rénovation de logements va passer de 9 milliards d'euros par an à 18 milliards en 2013", a assuré M. Borloo lors de l'assemblée générale de la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb).

L'éco-PTZ est destiné à aider les particuliers à améliorer l'isolation de leurs logements pour faire des économies d'énergie. Le coût pour l'Etat devrait atteindre 1,4 milliard d'euros par an pour 400.000 logements rénovés en 2013, selon le ministre.

Il permet de financer jusqu'à 30.000 euros de travaux. La durée de remboursement est de 10 ans, mais la banque peut proposer de l'étendre à 15 ans.

Pour populariser cette nouvelle mesure, l'Etat va consacrer au total 20 millions d'euros à une campagne de publicité, a indiqué M. Borloo.

De plus, M. Borloo a signé avec Jean Lardin, le président de la Capeb, une convention pour le développement du label Eco-artisan qui engage les entreprises à disposer d'une "compétence en évaluation thermique".

Pour bénéficier d'un tel label, les artisans devront passer un examen et accepter des audits par un organisme indépendant.

Le ministre de l'Ecologie s'est d'autre part engagé à favoriser la mise en place d'un système mettant à disposition des artisans des caméras thermiques.

Ces caméras, d'un coût de 3.000 à 5.000 euros, permettent de détecter les pertes d'énergie dans les logements.

Confronté à une baisse de l'activité de l'artisanat menaçant 15.000 à 20.000 emplois sur un total de 725.000, la Capeb a par ailleurs violemment dénoncé le nouveau statut "d'auto-entrepreneur".

"Ce statut permet à quiconque, dans des conditions fiscales et sociales des plus sommaires, de faire, en toute légalité, des +petits boulots+ ou des grands chantiers à la barbe des entreprises classiques", a déploré M. Lardin.

   Le président de la Capeb s'est toutefois félicité que le secrétaire d'Etat chargé du Commerce, de l'Artisanat et des PME, Hervé Novelli, ait décidé mardi qu'un groupe de travail soit mis en place sur "l'impact du régime de l'auto-entrepreneur sur les métiers de l'artisanat".

Source : AFP – Le 17 avril 2009