Jean-Louis Borloo affirme sa «liberté» dans la «loyauté» à l’UMP

de | 2009-11-30

Jean-Louis Borloo affirme sa «liberté» dans la «loyauté» à l'UMP - image  on http://www.billelouadah.fr

 Les radicaux valoisiens veulent doubler le nombre de leurs conseillers régionaux en 2010.

Heu-reux, Jean-Louis Borloo ! Réélu pour trois ans à la tête du Parti radical, le ministre du Développement durable a clos dimanche le 110e congrès du plus vieux parti de France, fondé en 1901, en annonçant l'élaboration d'un nouveau «Manifeste radical» dans les dix-huit prochains mois. Selon la motion de synthèse adoptée dimanche, il est prévu qu'un Congrès extraordinaire sera convoqué en 2011 «après la présentation du manifeste, pour se prononcer sur les conditions de la participation du Parti radical au scrutin présidentiel (de 2012) et sur le contenu d'un nouvel accord pour la prochaine législature».
   

Le ministre d'État, numéro deux du gouvernement, qui a rendu un hommage appuyé à Nicolas Sarkozy, tant dans la gestion de la crise économique que dans la préparation du sommet de Copenhague, n'est bien sûr pas actuellement dans la «logique» de présenter sa candidature, même si la motion indique que cette question «se pose logiquement».
   

Mais Jean-Louis Borloo affiche clairement ses ambitions : «Doubler le nombre des adhérents (qui, affirme-t-il, sont passés de 5 500 en 2005 à 10 000 en 2009), doubler le nombre des conseillers régionaux (17 sortants, et un objectif de 40 à 50 élus en 2010), et doubler le nombre de nos représentants au gouvernement», où Borloo est actuellement le seul ministre radical. Le Parti radical a pour l'instant une seule tête de liste régionale, Laurent Hénart, en Lorraine, qui conduira la liste en Meurthe-et-Moselle, et quatre têtes de listes départementales, Serge Lepeltier dans le Cher, Gérard Trémège dans les Hautes-Pyrénées, Marie-Pierre Mouton dans la Drôme et Yves Jégo en Seine-et-Marne.
   
Xavier Bertrand, qui a participé à la clôture de ce congrès aux côtés de Jean-François Copé et Gérard Longuet, a été accueilli par une salve d'applaudissements quand il a lancé : «Nous avons besoin de vous, et nous ne nous arrêterons pas là pour la représentation du Parti radical sur les listes» régionales.
  
Le secrétaire général de l'UMP s'est aussi engagé à ce que «le logo» des radicaux «figure dans la campagne pour plus de lisibilité».
   
Tout en affichant sa «totale loyauté» à l'égard du parti majoritaire, Borloo, vice-président de l'UMP, a revendiqué «une liberté indissociable de la solidarité».
«Oui, nous avons décidé de reposer la question de notre appartenance à la majorité quinze mois avant la présidentielle» a-t-il ajouté.
Les radicaux ont d'ores et déjà émis «de profondes réserves sur le mode de scrutin envisagé» pour élire les futurs conseillers territoriaux, réclamant «une plus grande place» pour la proportionnelle.

  

Source : Le Figaro – Sophie Huet – Le 30 novembre 2009