Jean-Louis Borloo, président du Parti radical, réunit les centristes ce lundi

de | 2010-11-15

Jean-Louis Borloo, président du Parti radical, réunit les centristes ce lundi - image  on http://www.billelouadah.fr Le patron des Radicaux Jean-Louis Borloo, qui a décidé de quitter le gouvernement pour redevenir député, doit réunir dès lundi les centristes de la majorité, au lendemain du remaniement gouvernemental qui a suscité dimanche déception et amertume dans leurs rangs.

Cette réunion, prévue lundi soir à l’Assemblée nationale, est «la suite logique» du rassemblement des composantes centristes de la majorité présidentielle – Nouveau centre, Gauche moderne, Parti radical, et les parlementaires centristes (ex-UDF) de l’UMP –, début septembre à Lyon, a expliqué le numéro deux du Parti radical, Laurent Hénart.

«Dans une majorité qui ne cesse de se réduire à une peau de chagrin, les centristes veulent faire entendre leur différence sur les sujets qui intéressent les Français, comme la réussite des jeunes, l’emploi des seniors, l’autonomie et l’équité fiscale», a ajouté le député radical. «Mais pour faire avancer des idées, il faut une organisation minimale», a-t-il souligné. «Nous allons travailler sujet par sujet, définir qui fait quoi, et une fois cette étape passée, l’idée est d’arrêter un programme commun» pour 2012, a-t-il ajouté refusant d’évoquer à ce stade une éventuelle candidature Borloo en 2012. D’ici là, Hénart a souhaité que les centristes de la majorité exercent pleinement au parlement leur «liberté d’expression, de proposition et de vote».

Après le départ de Borloo et l’éviction du patron du Nouveau Centre Hervé Morin, le centre-droit est incarné au gouvernement par l’ex MoDem Michel Mercier (au ministère de la Justice refusé par M. Borloo) et par le député Nouveau Centre Maurice Leroy (Ville). «C’est aussi la première fois que dans une majorité de droite et de centre-droit le parti radical n’est pas représenté au gouvernement», a regretté Laurent Hénart.

Outre le départ de Jean-Louis Borloo, plusieurs radicaux regrettaient dimanche l’absence dans le nouveau gouvernement du vice-président radical du groupe UMP à l’Assemblée Jean Léonetti qui avait pourtant été cité comme entrant à la Santé. «Il y a aujourd’hui de la part de ses dirigeants la nette volonté de voir le Parti radical s’émanciper de l’UMP (à laquelle il est associé en tant que membre co-fondateur), tout en restant dans la majorité», a souligné Laurent Hénart.

Plusieurs cadres radicaux souhaitent d’ailleurs que leur président Jean-Louis Borloo, également vice-président de l’UMP depuis janvier 2009, quitte la direction du parti présidentiel dont Jean-François Copé vient de prendre les commandes.

L’ex-ministre de l’Ecologie qui a brigué sans succès le poste de Matignon, devrait s’exprimer dans les jours qui viennent, a déclaré Laurent Hénart.

Source : AFP – Le 15 novembre 2010