Jean-Louis Borloo (Parti Radical) à Marseille : « Construire une famille politique pour une décennie »

de | 2011-04-14

Jean-Louis Borloo (Parti Radical) à Marseille : Après avoir annoncé jeudi dernier sur France 2 qu'il quittait l'UMP pour construire une "Alliance Républicaine" pour proposer aux électeurs une "alternative au PS et à l'UMP" lors des Présidentielles de 2012, Jean-Louis Borloo était à Marseille ce matin.

En visite rue Colbert à Marseille dans le local du Parti Radical, dont il est le président national, Jean-Louis Borloo a confirmé ses intentions de créer une alliance "au centre" en vue des élections présidentielles et législatives de 2012, mais pas que.

"La question posée, c'est doit-il y avoir, dans les 10 années qui viennent une famille politique qui regroupe les attitudes et les regards communs des centristes, des radicaux, des gaullistes sociaux et des écologistes modernes ?

C'est cela que l'on construit, pas seulement pour une échéance, mais pour une décennie", a-t-il déclaré.

Mais si Hervé Morin du Nouveau Centre, Jean-Marie Bockel de la Gauche moderne, Jean Arthuis de l'Alliance centriste ou encore Hervé de Charette ont adhéré au projet mardi soir, Dominique de Villepin et François Bayrou sont pour l'heure restés silencieux.

Quant à savoir s'ils feront "cavalier-seul" en 2012, pour le moment, Jean-Louis Borloo dit ne pas y prêter attention : "Je me préoccupe plus de comment faire pour honorer les engagements que l'on prendrait pour 2012 et 2017 qu'à un jeu de campagne. Nous ne voulons donner de leçon à personne, nous sommes les adversaires de personne".

Source : Maritima.info – R. Chape – Le 14 avril 2011

Une réflexion au sujet de « Jean-Louis Borloo (Parti Radical) à Marseille : « Construire une famille politique pour une décennie » »

  1. alain rabier

    Bien vu en effet, car la politique à court terme est un véritable fléau.
    J’espère que Jean Arthuis aura une place de choix, le seul à mettre constamment le doigt sur les douloureuses finances publiques, nous rappelant ainsi qu’avec nos habitudes de déficits budgétaires, nous marchons vraiment sur la tête et écrasons celle de nos enfants.
    Quant à Alain Madelin, personnellement, il me manque beaucoup.
    Son approche ultra-libérale était parfois excessive, mais la philosophie est globalement bonne.
    Il faut désenclaver l’économie française de son approche administrativo-administrative et fiscalo-fiscale, tout en se réservant le droit d’intervenir en cas de crise majeure.
    Je préfère tout de même Jean Arthuis, qui a pour principe de ne pas aimer dépenser de l’argent qu’il n’a pas. Il plaide ainsi pour un nécessaire retour à la case bon sens.

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