Jean-Louis Borloo promet plus de transparence autour du nucléaire

de | 2008-11-09

Jean-Louis Borloo promet plus de transparence autour du nucléaire - image gammaericdessons on http://www.billelouadah.fr Selon un rapport remis vendredi 7 novembre 2008 au ministre de l’Ecologie, l’eau aux alentours des sites nucléaires français ne comporte pas de pollution posant de risque sanitaire ou environnemental. Mais les auteurs de cette étude estiment que l’information autour du nucléaire en France doit être plus accessible pour le grand public, un point sur lequel Jean-Louis Borloo a promis de travailler. Au Tricastin où plusieurs incidents avaient été signalés cet été provoquant la colère des anti-nucléaires et l’inquiétude de la population locale, une étude épidémiologique va être lancée.


Le Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire a rendu vendredi à Jean-Louis Borloo son tout premier rapport d’envergue commandé après un premier incident survenu en juillet sur le site du Tricastin dans la Drôme. Depuis, les alertes nucléaires se sont multipliées en France, provoquant la colère des anti-nucléaires et l’inquiétude de la population locale. Ce rapport estime au final qu’il n’y a pas de risques évidents dans l’immédiat. Mais invite le ministre de l’Ecologie, qui a accepté, à améliorer l’information du public autour de ce sujet sensible.

Selon les informations des autorités de sûreté nucléaire, de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire et des exploitants, "l’état radioécologique des nappes phréatiques sous et autour des sites nucléaires ne pose globalement pas de problème significatif", écrit le comité chargé du rapport. Des traces radioactives ont bien été constatées sur d’anciens sites de stockage de déchets mais elles sont inférieures aux niveaux recommandés par l’Organisation mondiale de la santé. Quant au site du Tricastin, le ministre de l’Ecologie a annoncé le lancement d’une étude épidémiologique. Les premiers résultats sont attendus à la fin du premier semestre 2009.
 
En attendant, "il faut qu’un effort soit fait pour rendre les informations plus accessibles", a souligné l’ancien sénateur UMP Henri Revol. L’information existante, bien qu"abondante et diversifiée" reste "éparse, disparate, compartimentée et souvent difficile d’accès pour le public". Jean-Louis Borloo a promis d’y remédier en créant un site internet. Un premier pas.

Pour en savoir plus : le site du Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire.
 
Source : Europe 1 – Le 07 novembre 2008