Jean-Louis Borloo demande un contrôle des nappes phréatiques

de | 2008-07-19

   Le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, demande des contrôles des nappes phréatiques à proximité de toutes les centrales nucléaires françaises.
Greenpace et "Sortir du nucléaire" demandent cependant que ces études portent sur tous les sites nucléaires français ou ont lieu des activités extrêmement diverses et pas uniquement sur les sites des centrales.
A la lumière de l’incident survenu le 8 juillet sur le site du Tricastin, Jean-Louis Borloo souhaite que le Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire "se penche sur la situation radio-écologique de l’ensemble des sites nucléaires et que l’on vérifie notamment l’état des nappes phréatiques situées près de toutes les centrales nucléaires françaises".
"Je ne veux pas que les gens aient le sentiment que l’on cache la moindre chose", dit-il dans un entretien que publie le quotidien Le Parisien/Aujourd’hui en France.
Les dernières mesures réalisées dans l’environnement semblent indiquer un retour à la normale pour la quasi-totalité des points surveillés après la fuite accidentelle de 74 à 75 kg d’uranium le 8 juillet.
Mais des taux anormaux d’uranium ont été relevés dans plusieurs captages utilisés par des particuliers, selon l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
Selon le Monde, daté du 17 juillet, il pourrait s’agir d’uranium de type militaire provenant des déchets d’une ancienne usine et stockés, sans précaution, sous une butte de terre.
Après la découverte sur le secteur de Tricastin de cette contamination plus ancienne d’une nappe phréatique, Greenpeace "s’étonne qu’on ne redécouvre qu’aujourd’hui la dangerosité liée à l’industrie du nucléaire et sa capacité à polluer l’environnement."
Si l’organisation soutient la volonté de Jean-Louis Borloo de faire un bilan des problèmes de pollution que pose le nucléaire, elle estime que cette analyse ne doit pas s’arrêter aux sites des seules centrales.
Elle demande qu’elle soit élargie à tous les sites nucléaires, notamment les anciennes mines d’uranium, les sites militaires et les centres de stockage des déchets.
Pour le réseau "Sortir du nucléaire", les études doivent également concerner les rejets radioactifs gazeux et tous les sites nucléaires exploités par divers organismes.
"Au delà des 19 centrales nucléaires EDF, la France est parsemée de sites nucléaires exploités en général par Areva, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA)", écrit l’association dans un communiqué.
   Pour que les résultats ne puissent souffrir d’aucun soupçon, ces prélèvements doivent être faits par des organismes indépendants, ajoute-t-elle.
   
Source : Reuters – Henri-Pierre André, édité par Gérard Bon