Jean-Louis Borloo veut un parti à « l’avant-garde »

de | 2008-08-31

Jean-Louis Borloo veut un parti à MONTELIMAR (AFP) — Le numéro deux du gouvernement, Jean-Louis Borloo, a souhaité dimanche que le Parti radical, qu’il préside, soit "à l’avant-garde des grands changements" dans le débat politique, tout en réaffirmant sa "loyauté" à la majorité présidentielle.
"Le débat d’idées n’a fait que commencer et en même temps il y a urgence", a déclaré le ministre de l’Ecologie devant plus d’un millier d’élus et de militants "valoisiens" réunis ce week-end à Montélimar pour leur université.

"J’ai absolument besoin de vos contributions. Nous avons besoin de cet échange (…), que vous animiez ce débat, un peu comme on a fait à l’époque du Grenelle de l’Environnement", a-t-il lancé à la tribune.

"J’ai besoin que là où vous êtes, dans vos syndicats, vos entreprises, dans vos commerces, dans vos écoles dans vos lycées, dans vos villes dans les départements que vous administrez, vos régions, vous soyez porteurs de ce débat, de ces choix absolument cruciaux", a-t-il poursuivi.

"Nous sommes probablement le premier pays industriel qui peut démontrer que le développement durable est possible", a ajouté le ministre de l’Ecologie, rendant au passage hommage au "président de la République française, qui a été le premier au monde à avoir créé ce ministère du futur".

Le Parti radical "est fier de sa loyauté à la majorité présidentielle (…) il accompagnera la révolution industrielle". "C’est le parti de la justice sociale (…) aujourd’hui nous sommes dans ce rôle d’humanisme et d’universalisme", a déclaré M. Borloo qui a pris les manettes de ce parti centenaire en novembre dernier pour succéder au maire de Nancy, André Rossinot.
La "mission historique" du Parti radical "c’est pas d’exercer le pouvoir forcément (…) c’est d’être à l’avant-garde des grandes évolutions. Il l’a été au XIXème siècle, il doit l’être au XXIème. Il doit être ce pont, cette main tendue, ce nouveau regard", a ajouté M. Borloo.

   Et de conclure sous les applaudissements : "entre le crépuscule et la préfiguration de l’aurore, nous (radicaux) choisissons la croissance et l’aurore".
 
Source : AFP – Le 31 août 2008