Jean-Louis Borloo à Alger : « convergence » sur le réchauffement climatique entre l’Afrique et l’UE

de | 2008-06-02

Jean-Louis Borloo à Alger : Le président de l’Opep Chakib Khelil et le ministre de l’Ecologie français J-L Borloo

   Le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo est arrivé à Alger ce samedi 31 mai 2008 pour une visite de travail de deux jours, au cours de laquelle un accord de coopération sur les énergies renouvelables doit être signé, a-t-on annoncé de source française.

Jean-Louis Borloo, a affirmé samedi à Alger qu’il y avait convergence entre l’Union européenne et l’Afrique sur le réchauffement climatique.

"Il n’y a aucune raison pour qu’il n’y ait pas une plate-forme de convergence entre l’Europe et l’Afrique sur les CO2" et les problèmes liés au réchauffement climatique, a déclaré M. Borloo, en visite à Alger, lors d’un point de presse avec le ministre algérien de l’Energie et des mines, Chakib Khelil.

M. Borloo a souligné que l’Algérie représentait l’Afrique dans les négociations sur le climat et rappelé que "le grand rendez-vous de la planète de Copenhague était dans dix-huit mois".

M. Borloo, invité du ministre algérien de l’Energie et des Mines Chakib Khelil, aura avec ce dernier des entretiens "sur les perspectives de coopération entre les deux pays dans le domaine de l’énergie, notamment des énergies renouvelables, dont le solaire".

Il s’entretiendra par ailleurs avec les ministres algériens de l’Environnement, de l’aménagement du territoire et du tourisme Cherif Rahmani et du transport Mohammed Maghlaoui.

Le ministre français signera avec son hôte un accord de coopération sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, et visitera plusieurs sites, dont celui qui abritera le projet de séquestration de dioxyde de carbone (CO2) à Khrechba (Ghardaïa, sud).

M. Borloo visitera aussi le chantier du futur tramway d’Alger, qui a fait l’objet en juin 2006 d’un contrat entre le groupe français Alstom et l’Entreprise du métro d’Alger (EMA) pour la fourniture d’un "système clés en main" destiné à l’équipement de la première ligne de cet ouvrage.

La valeur totale du contrat s’élève à 356 millions d’euros. La part d’Alstom représente 282 millions d’euros (y compris l’option concernant la maintenance), le reste revenant à ses partenaires italien Todini et algérien ETRHB pour le génie civil.
   Cette première ligne du tramway d’Alger, conçue pour transporter 150.000 passagers par jour, reliera le centre de la capitale, Alger, à ses quartiers Est, sur 16,3 km avec 30 stations. Sa mise en service est prévue début 2009.
Source : AFP