Interview de Jean Arthuis sur l’avenir du centre

de | 2012-09-07

Interview de Jean Arthuis sur l'avenir du centre - image logo_ouestfrancefr on http://www.billelouadah.frLe sénateur de la Mayenne réunit son Alliance centriste, samedi, près de Vannes, pour poser les bases d’une nouvelle UDF. Jean-Louis Borloo, qui sera présent, pourrait en être le chef de file.

Entretien
Jean Arthuis. Président de l’Alliance centriste, sénateur de la Mayenne.

Comment voyez-vous l’avenir du centre?
Il faut préparer le rassemblement de tous les centristes en prenant acte de l’échec absolu de la stratégie conduite depuis 2002 : l’UDF s’était alors donné une gouvernance contre nature guidée par l’obsession présidentielle. Il faut mettre un terme à la querelle des ego qui a complètement brouillé le message. L’élection présidentielle a confirmé que la gauche n’avait pas besoin des centristes. Notre position sur l’échiquier politique est bien au centre droit.
Êtes-vous favorable à la création d’une confédération des centres, comme le suggère Hervé Morin?
Hervé Morin reconnaît l’urgence et la nécessité du rassemblement centriste. Mais plutôt qu’une confédération, je préconise de fondre tous les mouvements dans un parti unique. Les humanistes de l’UMP auront naturellement leur place dans ce parti. Certains centristes ont choisi d’aller à l’UMP. Mais aucun d’entre eux n’est sur les rangs pour présider ce parti. Tous les candidats potentiels sont issus du RPR.

François Bayrou a-t-il encore un rôle à jouer?
Il a confondu indépendance et isolement. Il a fait le constat que la gauche n’avait pas besoin de lui. Il est suffisamment sage pour en tirer les conséquences. Il sera le bienvenu s’il veut participer au mouvement.
Jean-Louis Borloo est-il appelé à devenir le leader du centre?
Il est celui qui a la notoriété la plus affirmée. Nous n’allons pas passer notre temps à savoir qui est notre chef. Il faut d’abord construire la maison, le reste viendra après.

Quelles relations ce parti centriste doit-il entretenir avec l’UMP?
Nous avons vocation à faire alliance avec l’UMP, mais qui dit alliance dit indépendance. Le recul de l’UMP dans l’Ouest montre qu’elle ne peut pas gagner seule.

Sur quels thèmes le centre peut-il se démarquer?
Nos deux identifiants sont l’économie sociale de marché et la construction européenne. Nous avons connu dix années folles parce que nous n’avons pas tiré les conséquences de la création de l’euro et du partage de souveraineté. Il faut s’engager dans le fédéralisme européen, au moins à l’échelle de la zone euro. C’est comme cela que nous pourrons retrouver la compétitivité, lutter contre le chômage et remettre de l’ordre dans les finances publiques.

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