Hervé Morin candidat à la présidentielle de 2012, annonce Jean-Marie Cavada (Nouveau Centre)

de | 2011-01-05

Hervé Morin candidat à la présidentielle de 2012, annonce Jean-Marie Cavada (Nouveau Centre) - image  on http://www.billelouadah.fr Le président du Nouveau Centre (NC), Hervé Morin, "sera candidat" à la présidentielle de 2012, a annoncé mercredi sur France 2 le porte-parole du mouvement, Jean-Marie Cavada.

"Dans l'état actuel de sa réflexion, il (M. Morin) considère que le projet centriste doit être défendu à la présidentielle, ce qui me semble en effet une bonne façon de réfléchir, et il sera donc candidat", a déclaré M. Cavada, ajoutant avoir vu Hervé Morin "hier soir" (mardi).

Le porte-parole du Nouveau Centre a aussi indiqué qu'Hervé Morin irait "le 19 janvier devant le comité national" du Parti radical présidé par Jean-Louis Borloo "de façon à créer les conditions d'une tentative d'union des centres".

Il a rappelé que M. Borloo "était venu" devant le comité exécutif du NC "juste avant Noël", le 14 décembre, dans le cadre d'une collaboration pour élaborer un projet commun du centre.

"J'espère que cette union ira plus loin que les simples paroles que nous échangeons, c'est une nécessité. Dans la crise, il n'y a pas de place pour le magasin des ego", a-t-il dit.

Mais "il y aura forcément une compétition" au centre pour 2012, "c'est pas la peine de tourner autour du pot", a reconnu M. Cavada.

Le porte-parole du Nouveau centre a souligné que lors du remaniement et le départ du gouvernement de M. Morin, qui était ministre de la Défense, "les centristes n'ont pas été dans leur totalité écartés mais pour autant ils ne représentent pas ce qu'ils devraient représenter dans un pays où la sensibilité des gens du centre en terme électoral pèse à peu près 1/5e traditionnellement".

"On ne peut pas dire que la part belle leur ait été faite, non pas en termes de portefeuilles mais en termes d'exemplarité et de modération des décisions", a-t-il expliqué reprochant "à la majorité de la majorité" (les ex-RPR de l'UMP, ndlr) de s'être laissé aller à ses turpitudes traditionnelles qui est de se rassembler sur elle-même".

Selon lui, il y a eu "un virage un peu populaire pour ne pas dire populiste de l'ensemble du gouvernement" ce qui "n'est bon pour personne". "Ca n'est pas bon pour le pays, et la crise que avons doit appeler à un autre comportement, avec plus de hauteur", a-t-il plaidé.

Source : AFP – Le 5 janvier 2011