Jean-Louis Borloo (Président du Parti Radical) : « Faire barrage au FN est indipensable »

de | 2011-03-21

Jean-Louis Borloo (Président du Parti Radical) : Le président du Parti radical Jean-Louis Borloo a pointé lundi l'ambiguïté de l'UMP sur le FN et donné rendez-vous aux Français après les cantonales pour "tirer les leçons de ce qui s'est passé" en promettant de travailler à fixer "un cap clair" pour les années à venir.

"Une élection est l'expression d'une ligne politique, d'une éthique, d'un projet construit sur des valeurs, qui sont des valeurs républicaines qui sont les nôtres. Il ne peut pas y avoir d'ambiguïté pour nous", a expliqué l'ex-ministre de l'Ecologie au siège de son parti, en référence au débat sur un front républicain face au FN.

"Je le dis, ici, de la manière la plus claire et la plus solennelle, il ne peut pas y avoir pour nous les Radicaux et je crois pour l'ensemble de la famille centriste, une voix, un vote et un élu du FN", a-t-il lancé.

"Il ne s'agit pas de stigmatiser ses électeurs, mais il y a des moments où il ne peut pas y avoir d'ambiguïté", a-t-il ajouté en référence à la position de l'UMP laissant les électeurs "libres de leur choix en cas de duel "gauche/extrême droite" au second tour des élections cantonales, refusant à choisir entre le vote FN et le "front républicain".

Jean-Louis Borloo a rappelé à ce sujet qu'il avait refusé en 1992 d'être élu président de la région Nord-pas-de-Calais grâce à une voix du FN, préférant  laisser sa place à Marie-Christine Blandin des Verts.

"Le PS n'est pas sur la même ligne et sur le même statut que le FN, c'est ma constante depuis 1992 et celle de ma famille politique, le Parti radical. Faire barrage au FN est évidemment indispensable", a-t-il réaffirmé.

"Il peut y avoir des consensus avec des partis républicains", a-t-il fait valoir citant en exemple la loi sur la laïcité, sur les signes ostentatoires dans les services publiques ou sur l'engagement français en Libye.

"Après le deuxième tour des cantonales et après, je le souhaite, un sursaut de notre électorat et de nos candidats, il faudra néanmoins tirer les leçons de  ce qui s'est passé", a expliqué M. Borloo.

"Les Français sont dans le désarroi. Ils ont besoin d'un cap clair, d'une méthode, d'une main tendue, il faudra fixer ce cap et ce nouveau cadre. C'est ce à quoi, avec mes amis nous nous emploierons immédiatement après le deuxième tour des cantonales", a-t-il expliqué.

Jean-Louis Borloo (Président du Parti Radical) :

Source : RTL avec AFP – Le 21 mars 2011