Education Nationale : 200 manifestants ont défendu l’école à Bobigny

de | 2008-09-12

Casse-croûte et banderoles hier midi au pied de l’inspection académique de Bobigny. Près de 200 parents et surtout des enseignants ont répondu à l’appel départemental lancé par l’intersyndicale Snuipp, SE-Unsa, CGT-Education, SUD-Education ainsi que la FCPE 93. Le mot d’ordre ? La défense du service public d’éducation. CASSE-CROÛTE et banderoles hier midi au pied de l’inspection académique de Bobigny. Près de 200 parents et surtout des enseignants ont répondu à l’appel départemental lancé par l’intersyndicale Snuipp, SE-Unsa, CGT-Education, SUD-Education ainsi que la FCPE 93. Le mot d’ordre ? La défense du service public d’éducation.

Plusieurs écoles ont fait le déplacement en délégations. Les derniers ajustements de la carte scolaire ont en effet laissé près d’une dizaine d’établissements scolaires sur leur faim. C’est le cas des écoles Picasso et Diderot de Drancy ou encore de Cachin à Bobigny, des Petits-Ormes à Aulnay-sous-Bois, de l’élémentaire Joliot-Curie et de la maternelle Lolive à Pantin, l’école Valès-Varlin à Aubervilliers mais aussi des écoles Gutenberg-Drapiers, Vilar, Descartes et Sémard à Saint-Denis qui réclament des postes en plus au regard de leur nombre d’élèves. La plupart de ces écoles sont d’ailleurs bloquées ou occupées par les parents depuis plusieurs jours.

Mobilisation nationale le 16 octobre

« Cette rentrée est encore pire que celle de l’an dernier, nous devons tout résoudre dans l’urgence », soupire François Chelers, enseignant (Snuipp) à Drancy. Dans un communiqué, la ville de Saint-Denis, qui accueille cette année près de 12 300 écoliers du jamais-vu réclame six ouvertures de classes supplémentaires ainsi que l’annulation de cinq fermetures décidées par l’Education nationale.
« Chaque année, des situations se révèlent bien après la rentrée. Il y en a quatre ou cinq dans le département et nous allons les examiner dans la sérénité », explique Daniel Auverlot, l’inspecteur d’académie, qui recevra des délégations d’écoles la semaine prochaine. « Il y a 9 600 postes en Seine-Saint-Denis, la question n’est pas simplement celle des postes mais aussi la répartition des élèves entre les écoles », poursuit le patron des profs. D’ores et déjà, une nouvelle mobilisation nationale devrait rassembler les enseignants le 16 octobre.

Source : Le Parisien – Gwenael Bourdon – Le 12 septembre 2008