Dominique Paillé (Parti radical) : « Borloo est un peu marginalisé »

de | 2012-01-08

Dominique Paillé (Parti radical) :

Dominique Paillé, membre du Parti radical et ancien porte-parole de l'UMP, était l'invité d'Europe 1 vendredi soir. Il est revenu sur la non-candidature de Jean-Louis Borloo, dont il est un des proches, à l'élection présidentielle. "Je subodorais la décision de Jean-Louis Borloo. Mais il ne m'avait pas dit qu'il allait jeter l'éponge le soir du 2 octobre", a-t-il expliqué. "Il m'avait avoué ne plus se voir d'espace politique", a-t-il confié.

Dominique Paillé regrette aujourd'hui la décision de Jean-Louis Borloo. "Il fallait pousser sa candidature plus loin et créer un rapport de force", a-t-il indiqué. "Borloo est aujourd'hui un peu marginalisé", a-t-il conclu. "Nous devons l'aider avec le Parti radical pour revenir au devant de la scène".

Le conseiller politique du Parti radical a également évoqué vendredi sur Europe 1 son livre de politique fiction intitulé "Panique à l'Elysée", dont l'histoire tourne autour de l'élection présidentielle de 2012. "J'ai voulu que ce roman soit agréable à lire, tout en étant réaliste", a indiqué Dominique Paillé.

Dominique Paillé (Parti radical) : Le roman d'anticipation de Dominique Paillé est un prétexte pour régler quelques comptes, notamment avec Jean-François Copé, l'actuel secrétaire général de l'UMP. "C'est évident que Jean-François Copé obéit d'abord à une stratégie d'ambitions personnelles", a indiqué Dominique Paillé. Dans son roman, Jean-François Copé va jusqu'à s'allier avec Marine Le Pen. "Les relations que j'ai avec Jean-François Copé font qu'il ne s'attend pas à être encensé, même dans un roman d'anticipation", a jugé l'ancien porte-parole de l'UMP.

Concernant Nicolas Sarkozy, donné perdant dès le premier tour dans l'ouvrage Panique à l'Elysée, Dominique Paillé ne se fait pas de soucis. "Même désarçonné de son cheval, Nicolas Sarkozy saura rebondir, c'est une évidence. Nicolas Sarkozy est quelqu'un d'increvable et tellement passionné par la politique que je ne vois pas ce qui pourrait l'empêcher de poursuivre sur cette voie-là", juge-t-il.

Source : Europe 1 avec AFP – Le 7 janvier 2012