Borloo veut un « Grenelle de l’emploi et de la fiscalité »

de | 2011-08-26

Borloo veut un

Décontraction et simplicité en terre radicale. Photo ER

En précampagne présidentielle hier soir à Valdoie, Jean-Louis Borloo veut "redéfinir le rêve français"

Décontraction et simplicité. Le président du parti radical ne s’est pas départi de sa marque de fabrique hier soir à la mairie de Valdoie puis au centre Jean Moulin, où l’attendaient plusieurs dizaines de militants venus de toute la Franche-Comté, et des centristes d’autres horizons. Première étape d’un tour de chauffe présidentiel managée par le député-maire Michel Zumkeller, louangé pour son « humanité totale », son « bon sens » et « sa capacité à servir les autres ».

Un portrait que Jean-Louis Borloo calque volontiers sur sa propre démarche : « Dans l’exercice de mes responsabilités, je veux être vrai. Les Valenciennois peuvent en attester. Dans ce bassin industriel sinistré, il m’a fallu aller au fond des choses, même si c’est ingrat, et surtout fédérer ». Une expérience que l’ancien ministre de la cohésion sociale et de l’écologie est manifestement prêt à capitaliser à l’échelon supérieur, même s’il ménage encore un suspense de plus en plus ténu autour de sa candidature : « Je suis sorti du gouvernement pour réfléchir et prendre du recul. Je veux redéfinir le rêve français, retrouver la croissance et le plein-emploi. Cela doit passer par un Grenelle de l’emploi et de la fiscalité ».

Un credo d’où émerge la philosophie radicale : « Mon projet est la relance sociale et la relance humaine, la fin de l’inégalité entre le monde de la finance et le monde réel. Cent pour cent des jeunes scolarisés doivent obtenir les acquis fondamentaux, savoir lire et écrire ». Jean-Louis Borloo oppose « un sentiment mitigé » aux mesures de rigueur annoncées par le gouvernement : « Il faut rééquilibrer les impôts des gens et ceux du grand capital. Je regrette l’abandon de la taxation sur les grandes transactions boursières ». Une prophétie dans la chaleur valdoyenne : « L’avenir sera l’économie verte, menée dans la concertation de proximité ».

Ce matin, Jean-Louis Borloo visitera le 1 er RA de Bourogne et le 35 e RI de Belfort : « Je veux rendre hommage à leurs soldats engagés en Afghanistan, soutenir leurs familles, et me rendre compte des effets de la réforme militaire ». Il sera ensuite à l’Epide, pour toucher « ce rêve contenu dans le pacte de cohésion sociale ». Et devenu réalité.

Source : Estrepublicain.fr – François Zimmer – Le 26 août 2011