Borloo et 2012 : «Je me prépare pour gagner»

de | 2011-05-31

Borloo et 2012 : «Je me prépare pour gagner» - image  on http://www.billelouadah.fr Pas officiellement candidat, mais déjà en campagne. Dans un entretien à la «Voix du Nord» à paraître mardi, Jean-Louis Borloo affirme qu'il se «prépare pour gagner» l'élection présidentielle.

Le président du Parti radical évoque notamment «une préparation, physique et mentale à mener», ainsi qu'une «réflexion sur le président (qu'il) souhaite incarner». «Cela fait des années que je me prépare à cette éventualité, dit-il, et j'ai le sentiment que c'est le moment, que la présidentielle va se gagner au profit de celui ou celle qui anticipe mieux les évolutions de la société française et qui va correspondre à ses attentes».

L'ex-numéro deux du gouvernement Fillon se veut par ailleurs maître du calendrier : «C'est normal qu'il y ait des impatiences. Mais j'ai ma cohérence et mes étapes», répond-il à l'attention de ses amis centristes, qui le pressent de se déclarer au plus tôt. La «réponse publique» sur sa candidature sera ainsi «exprimée entre l'été et l'automne». 

«J'ai encore la fraîcheur, la générosité et l'énergie»

Revenant sur son parcours politique à Valenciennes et en tant que ministre pendant près de neuf ans, il interroge : «En quoi cela ne me donnerait pas la légitimité pour présider le pays ?». «J'ai à la fois encore la fraîcheur, la générosité et l'énergie et une expérience politique, nationale aussi bien qu'internationale. C'est cela la légitimité», détaille ainsi Jean-Louis Borloo, ajoutant qu'«(il) ne (s)'engage pas pour faire parler de (lui), comme un aboutissement de carrière ou par défaut de notoriété et de popularité». «Je le fais en mon âme et conscience pour les Français», affirme celui qui a officialisé l'indépendance des radicaux vis-à-vis de l'UMP il y a deux semaines.

Questionné sur le fait qu'il pourrait être opposé à Nicolas Sarkozy, après avoir été numéro deux du gouvernement pendant quatre ans, il balaye : «On ne se présente pas contre quelqu'un, mais pour un projet». «Alors, la question est plutôt, est-ce que je suis libre, et la réponse est oui. Est-ce que je peux proposer aux Français un chemin différent, indépendant, et la réponse est également oui», conclut-il, soulignant qu'il n'est «pas né en politique par la grâce de l'UMP».

Source : AFP – Le 31 mai 2011