Béziers : Jean-Louis Borloo à la rencontre des radicaux du Languedoc-Roussillon

de | 2011-04-30
Béziers : Jean-Louis Borloo à la rencontre des radicaux du Languedoc-Roussillon - image  on http://www.billelouadah.fr Jean-Louis Borloo, l’ancien ministre de l’écologie et de la cohésion sociale en visite aujourd’hui à Béziers (Photo : P. S.)
 
Jean-Louis Borloo, l’ancien ministre de l’écologie et de la cohésion sociale était en visite aujourd’hui à Béziers. Au programme du jour, la visite d’une entreprise devenue une référence française du conseil en développement durable et santé, Primum non nocere et qui s’est installée dans le quartier de La Devèze. Puis une rencontre avec les acteurs sociaux de ce quartier et enfin un débat républicain organisé par la fédération du parti radical de l’Hérault présidée par le député Robert Lecou.

Première amabilité sous forme de boutade de l’ancien ministre à l’encontre de l’UMP et en embrassant le député Élie Aboud "J’aime bien que l’UMP vienne se prosterner au pied du parti radical". Le ton était donné sur une journée qui allait se dérouler comme une récréation et sur fond de petites phrases malignes et ce alors que les représentants du parti radical de l’Hérault avaient mis les petits plats dans les grands pour accueillir leur champion.

Pour autant, Jean-Louis Borloo est resté très à l’écoute de ses interlocuteurs demandant aussi au dirigeant de Premium non nocere : "êtes-vous en capacité de mettre au point un système de logiciel de gestion avec un bonus-malus sur les fonctions achats des entreprises qui ne se donneraient pas des priorités nationales et environnementales en matière d’équipement ou de fournitures." La réponse fut positive. Et de là à penser qu’il pourrait y avoir des contacts intéressés avec le dirigeant Olivier Toma. Il n’y a qu’un pas…En attendant ce dernier a offert un érable Bonzaï au président du parti radical qui s’est empressé d’insister sur le fait : "Je suis un bonzaï de la politique. Petit mais efficace."

Bon, qu’on se le dise, l’assemblée réunie autour de lui, environ 270 personnes au palais des congrès de Béziers attendaient une nouvelle. Bien peu probable, mais sait-on jamais. Elle n’est pas arrivée. Jean-Louis Borloo, maître dans l’art de manier les mots se contentant de rassurer les deux représentants de l’UMP Élie Aboud et Raymond Couderc après une longue réponse faite à un militant sur son départ du gouvernement. "Je ne suis pas parti en faisant la gueule. Je ne suis pas parti en claquant la porte. Je suis parti pour reprendre ma liberté de ton et de proposition. Il m’est égal d’être ministre. Je sers mieux le gouvernement de la France et le président pour lequel on a voté de l’extérieur. Rassurez-vous. Nous serons des alliés et des partenaires d’une loyauté totale."

Quant à sa candidature, il a assuré : "La décision ne se prend pas comme ça." Et de rajouter : "A la guerre, le plus important ce sont les blessés. On ne laisse pas quelqu’un sur le bord du chemin. Évidemment que tous ceux qui ont été méprisés sont ici aujourd’hui, face à moi. Ce n’est pas parce que je suis génial, mais parce que vous avez besoin d’un idéal politique."

Source : Midi Libre – Jean-Pierre Amarger – Le 30 avril 2011