Bayrou : « Battre l’autre, ça n’est pas un projet ! Par contre, relever la France, ça c’est un projet ! »

de | 2012-04-20

Bayrou :
À Annecy pour son dernier déplacement avant le premier tour, François Bayrou a rappelé qu'il est "le seul candidat qui possède un projet pour relever la France", vendredi 20 avril.

Pour son dernier déplacement, François Bayrou a choisi la ville d'Annecy qui l'avait déjà chaleureusement accueilli il y a quelques mois. "Je suis heureux d'être ici, devant un peuple aussi brillant, intelligent et chaleureux", a-t-il lancé aux nombreux Annéciens venus le soutenir devant le parvis de l'hôtel de ville. Étaient bien entendu présents les nombreux élus locaux qui lui avaient déjà apporté leur soutien, notamment Jean-Luc Rigaut, actuel maire d'Annecy et l'ancien ministre et député Bernard Bosson. Accompagné de la sénatrice du Loir-et-Cher, Jacqueline Gourrault, François Bayrou s'est ainsi offert un chaleureux bain de foule, dans les rues de la vieille ville, où les badauds et les soutiens de tous âges sont venus à sa rencontre.

Après cette promenade de plus d'une heure dans la Venise des Alpes, François Bayrou s'est dirigé vers la plage de l'Impérial Palace, où il a tenu une brève réunion publique afin de remercier les Annéciens et rappeler une dernière fois les enjeux "qui vont se jouer dans les 36 prochaines heures" aux "indécis qui sont de plus en plus nombreux". "Dans les heures qui viennent, la question va se poser de savoir à qui on va confier le volant, non pas de la voiture, mais du bus dans lequel sont nos enfants. C'est l'image la plus exacte que j'ai pour décrire la situation dans laquelle nous sommes", a-t-il affirmé en dépeignant en conducteurs ses deux principaux concurrents : "On ne cherche donc pas un pilote de formule 1. Et on ne cherche pas non plus quelqu'un qui a déjà décidé de tout à l'avance, car on préfère quelqu'un qui sache s'adapter aux situations".

"Ce n'est ni dans les polémiques, ni dans les attaques que le pays va jouer son destin"

Le député des Pyrénées-Atlantiques a posé les questions que les Français se poseront quand, dimanche, ils se retrouveront dans l'isoloir. "Qui a dit la vérité sur le destin du pays ? Qui a résisté aux pressions ?" Il a également rappelé qu'il fut le seul à se détourner des "sujets de diversion" qui ont été égrainés durant la campagne. "Les gens se sentent frustrés de cette campagne à cause de la multiplication des sujets de diversions dont elle a été l'objet. Or, ce n'est ni dans les polémiques, ni dans les attaques que le pays va jouer son destin", a-t-il dénoncé. Il a ainsi pris exemple sur les témoignages recueillis dans la journée : "Aujourd'hui encore, ce n'est pas moins de dix jeunes, croisés dans les rues d'Annecy, qui m'ont fait part de leurs inquiétudes sur la question de l'emploi". Désignant les programmes de ses adversaires, il a dénoncé la vacuité de leurs contenus: "Battre l'autre, ça n'est pas un projet ! Par contre, relever la France, ça c'est un projet ! Reconstruire l'école, ça, c'est un projet ! Moraliser la vie publique, ça, c'est un projet !"

François Bayrou a conclu cette intervention au bord de l'eau du lac d'Annecy par les certitudes qu'il retient de cette campagne. "Je suis sûr d'une chose, nous avons essayé durant toute cette campagne de tirer le débat vers le haut", a-t-il rappelé avec satisfaction. "Dans les 36 prochaines heures, les Français vont se poser la seule vraie question : qui dans cette élection a le courage et qui saura rassembler ?", a-t-il conclu sous les applaudissements et les "Bayrou président !" d'un public enthousiaste.

Source : bayrou.fr – Le 20 avril 2012