Aulnay-sous-Bois : Le braqueur taché d’encre arrêté aux Etangs

de | 2010-07-21

Aulnay-sous-Bois : Le braqueur taché d’encre arrêté aux Etangs - image  on http://www.billelouadah.fr Retrouver des braqueurs en fuite en région parisienne n’est pas si fréquent. Lundi soir, les policiers d’Aulnay-sous-Bois ont été bien inspirés, lorsque, après un appel général sur les ondes, ils ont gardé les yeux bien ouverts sur les grands axes qui relient la ville à la Seine-et-Marne, où le braquage avait été commis.
  
Et c’est dans le quartier des Etangs, qu’un jeune homme d’une vingtaine d’années a été arrêté.
Il était taché d’encre, un signe qu’il avait peut-être participé au braquage d’un Leader Price peu de temps auparavant.
   
Les policiers pris à partie

A Saint-Mard, petite commune de moins de 4 000 habitants située à 9 km de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, la supérette n’en était pas à sa première attaque. Lundi soir, les malfaiteurs étaient trois. Sous la menace de leurs armes, ils se sont emparés de trois caisses remplies de billets sans savoir que l’une d’elles était piégée par de l’encre, un peu à la manière des caissons utilisés pour les transports de fonds.
   
Aux Etangs, à Aulnay-sous-Bois, vers 20 h 30, une voiture correspondant à celle qu’auraient utilisée les malfaiteurs est aperçue. C’est une voiture volée et son conducteur n’a pas l’air décidé à s’arrêter. Quatre policiers en civil, du groupe de sécurité de proximité (GSP), réussissent toutefois à mettre la main sur le conducteur. L’arrestation ne se passe pas en douceur.
   
Les forces de l’ordre sont prises à partie par plusieurs dizaines de personnes et visées par des projectiles. Elles doivent tirer au flashball. Le suspect est touché à la cuisse par une balle en caoutchouc. Les policiers peuvent finalement repartir du quartier avec le jeune homme, un ancien habitant des Etangs qui vit désormais en Seine-et-Marne, à Mitry-Mory.
   
Le braqueur présumé a été remis à la gendarmerie de Seine-et-Marne à qui l’enquête est confiée. Aucun autre suspect n’avait été interpellé hier.
 
Source : Le Parisien – Le 21 juillet 2010