Aulnay-sous-Bois : « Quand les collégiens de Claude-Debussy se font designers de mobiles »

de | 2011-03-15

Aulnay-sous-Bois : Le silence règne dans la 3e DP6 (découverte professionnelle) du collège Claude-Debussy, à Aulnay-sous-Bois. Les quinze élèves écoutent attentivement Charles Bonnassieux, le chargé marketing de Dassault Systèmes. Le professionnel est venu juger l’état d’avancement de leurs projets de concepts de téléphones portables.

La classe a été sélectionnée en septembre parmi des dizaines d’établissements de quartiers difficiles pour participer au concours Mobi-3, créé par l’association IMS Entreprendre pour la cité. Le défi est de concevoir un mobile de son design à sa commercialisation. Couleur, forme, promotion marketing et vente, à travers cet objet qu’ils ont tous dans la poche, les élèves découvrent un large panel de métiers.

La classe du professeur Vincent Servoz s’est lancée avec enthousiasme dans l’aventure. « Quand je leur ai proposé l’idée, les élèves ont tout de suite dit oui. Ils sont contents qu’on ne fasse pas appel à eux que pour une histoire de voitures qui brûlent. »

Ce mardi après-midi, c’est la dernière rencontre avant les sélections pour la finale, alors chacun expose bien en détail son projet.

Les ados ont laissé vaguer leur imagination avec un seul leitmotiv : tout est possible. Pour la jeune Woriatou et ses camarades, ce sera Handicapvu, un portable destiné aux non-voyants, dotés de touches en braille. D’autres ont pensé à un mobile spécial homme, avec une application pour apprendre à jouer au football. Quand à Adil, il impressionne tout le monde par la qualité de son travail en 3D.

Il y a deux mois, la classe est allée visiter les locaux de Dassault. Les élèves en sont sortis « percutés », raconte leur professeur. « Ça peut paraî- tre bête mais ce n’est pas franchement le genre de bâtiments qu’ils voient ici. »

Alors lorsqu’ils retrouvent Charles Bonnassieux dans leur collège, les questions fusent, ils sont impatients de montrer leur travail. Et certains se prennent à rêver en grand : « Mais si notre projet il est grave, grave bien, on pourra le faire en vrai? » Réponse le 31 mai pour la finale. Le groupe gagnant remportera un voyage d’une journée à Londres.

Source : Le Parisien – Anaïs Deban – Le 14 mars 2011