Aulnay-sous-Bois – Discours Hommage de Jacques Chaussat à Jean-Claude Abrioux : « Adieu mon ami »

de | 2011-09-19

Aulnay-sous-Bois - Discours Hommage de Jacques Chaussat à Jean-Claude Abrioux : Aulnay-sous-Bois - Discours Hommage de Jacques Chaussat à Jean-Claude Abrioux : "Mesdames, Messieurs les Ministres, Mesdames, Messieurs Les Députés, Mesdames, Messieurs Les Maires, Mesdames, Messieurs Les Conseillers Régionaux et Généraux, Mesdames, Messieurs Les Conseillers municipaux,
Chers Amis, Mesdames et Messieurs.

Il était somme toute, naturel, logique, dans l’ordre même des choses, tout simplement, que nous puissions rendre un dernier hommage à Jean Claude, ici, en cet Hôtel de Ville, sa mairie, sa maison.

 Il y avait en effet quelque chose de fusionnel entre Jean-Claude et la ville qui l’a vu naître. Cette ville, il l’incarnait totalement, à chaque instant, parce qu’elle représentait en fait ce qu’il aimait avant tout :

   – Aulnay-sous-Bois,

   – Les  femmes et les hommes d’Aulnay,

   – La Nation,

   – La République.

 Je ne vais pas vous retracer ici sa carrière mais vous dire simplement qu’il y a eu un avant et un après 1983.

 Jean-Claude a eu « sa traversée du désert », des années difficiles, où il a dû batailler rudement, subir des chocs électoraux sévères avant de gagner cette mairie qu’il convoitait tant, en novembre 1983.

 Ce fût à la fois un commencement souriant et une fin heureuse.

 Commencement d’une ère politique locale nouvelle, basée sur ses valeurs gaullistes et fin d’une époque « particulière » qui avait trouvé naissance après la seconde guerre mondiale.

 Jean-Claude ABRIOUX a consacré sa vie à Aulnay, au département de la Seine-Saint-Denis et à la représentation nationale.

 Jean Claude était d’abord un humaniste. Il aimait les gens, les contacts et les échanges avec ses concitoyens.

 Aimer les autres ne se décrète pas, ne peut se faire de manière feinte, calculée, avec des arrières pensées. Cela doit venir du plus profond de soi-même car chacun ressent bien la vérité où l’insincérité d’un propos ou d’une attitude.

 Les Aulnaysiennes et les Aulnaysiens ne s’y trompaient pas d’ailleurs tant leur affection envers Jean-Claude était grande.

 L’homme, dans sa complexité, était très attachant, fidèle à ses valeurs gaullistes, ses sensibilités sociales, d’une indépendance totale voir farouche et opiniâtre. Il était aussi un homme qui se voulait libre. Il revendiquait sa liberté. Il l’a exercée jusqu’au bout de son chemin.

«Jean-Claude, je t’ai vu pour la dernière fois vendredi 9 septembre, à la clinique, juste avant mon départ pour l’Université d’été du Parti Radical et de l’Alliance, à la Grande Motte. Nous avons, comme d’habitude, parlé politique, d’Aulnay et de ses habitants.

Il allait de soi que nous avions au préalable évoqué ta santé, suivie avec attention et dévouement par Maurice, notre médecin. Tu étais comme toujours optimiste et tu envisageais le retour à la maison sans en connaître pour autant la date possible.

 Ceci étant, tu étais très lucide sur les réalités de ton état général et estimais –tu m’en avais fait part ainsi qu’à Daniel quelques jours auparavant- que deux, voire trois années encore te suffiraient. Hélas, cela n’a pas été possible. La mort t’a guetté, surpris et enlevé dans le calme d’un après-midi, un dimanche pluvieux, ce dimanche 11 septembre, pendant que je revenais de l’Université du Parti Radical.

 Notre Parti Radical, tu l’avais fait tien après une réflexion approfondie. Tu étais devenu Radical et demeurais Gaulliste. Ce n’est pas en effet incompatible.

 Tu étais le Président d’honneur de notre mouvement à Aulnay-sous-Bois et m’apportais, outre ton amitié, ton expérience et ta détermination.

Aulnay-sous-Bois - Discours Hommage de Jacques Chaussat à Jean-Claude Abrioux :   Le monde politique va parler de ta carrière, de tes « coups de gueule », de tes batailles et de tes réussites. Et il y en a eu des succès !

Quant à moi, je préfère te dire que les Aulnaysiens et les Aulnaysiennes sont tristes et, pour beaucoup, dans la peine. Tu leur a tellement apporté. La plupart de tes opposants t’ont toujours respecté et partagent notre émotion.

Mais je ne veux pas parler politique aujourd’hui. Je me contenterai de dire simplement que tes espoirs étaient grands de participer à la reconquête de ta ville.

 Je sais que tu seras avec nous.

 Adieu Jean-Claude".

Jacques Chaussat,
Conseiller municipal et général d'Aulnay-sous-Bois