Aulnay-sous-Bois, capitale du football français

de | 2010-11-13

En cherchant bien, il serait possible de former une équipe de France composée uniquement de joueurs professionnels aulnaysiens.

En effet, son ossature aurait de quoi séduire de nombreux sélectionneurs…

Aulnay-sous-Bois, capitale du football français - image  on http://www.billelouadah.fr Dans les buts, Nicolas Douchez, ferme rempart du Stade Rennais, actuel deuxième du championnat.
Bon sur sa ligne, bon dans les airs, pas un mot plus haut que l'autre. International en puissance!

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A l'arrière, Boukary Dramé, latéral gauche du FC Sochaux où il se stabilise depuis trois saisons. Peut aussi jouer dans l'axe. Parfait pour un sélectionneur.
 

Aulnay-sous-Bois, capitale du football français - image  on http://www.billelouadah.fr A l'animation offensive, du dribble, de la vitesse, de la percussion, des passes décisives et toute la classe de Moussa Sissoko, virtuose du côté droit, notre "Cristiano aulnaysien, MS7".

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Enfin, "LE capitaine", Alou Diarra, infatigable milieu de terrain, courtisé par toute l'Union européenne.
Alou Diarra, un G20 à lui tout seul !
 

Aulnay-sous-Bois, capitale du football français - image  on http://www.billelouadah.fr Dommage qu'un autre roi du milieu ait récemment pris sa retraite, Olivier Dacourt.
 
Avec ces deux combattants, le milieu de terrain aurait été plus cadenassé qu'un coffre à la Banque de France !

Même origine donc pour ces champions, Aulnay-sous-Bois, ville de leur enfance, enfance de leur vie.

Même cicatrice, les événements de 2005 qui, concluent-ils, ne doivent pas coller à la peau de notre belle ville.

Même goût du travail car le football professionnel, c'est beaucoup d'appelés et peu d'élus. Que de sacrifices que le grand public ne mesure pas. Quitter ses parents à 14 ans, assurer tant bien que mal scolarité et performances physiques en sachant qu'au final, seul le niveau footballistique comptera. Décrocher un contrat pro, s'accrocher, s'adapter. En permanence, s'adapter, ne rien lâcher. Entre 14 et 24 ans. Après, fini, il est trop tard pour percer.

Aulnay-sous-Bois, capitale du football français - image  on http://www.billelouadah.fr Même goût de l'effort, même passion, le football. D'où vient la popularité de ce sport? Tout d'abord, de son accessibilité. De Diego Maradona (1,63m) à Marco Van Basten (1,87m), tous peuvent réussir ! 
Au plan physique, le football est le sport le plus démocratique du monde.  

Deuxième ingrédient, le spectacle. Un match en est un, qu'on le veuille ou non. Jeu voué à l'oubli pour les uns, art éphémère pour d'autres, le football divise et rassemble. Les puristes de la tragédie grecque remarqueront qu'il en respecte les fondamentaux : unité de temps, de lieu, d'action.

Dernier ingrédient, la glorieuse incertitude du sport. Un match a certes un début et une fin mais au milieu, tout (ou rien) peut se passer.

Nos joueurs aulnaysiens en sont les acteurs mais aussi les grands bénéficiaires. Tous dressent le même constat. Le sport de haut niveau n'est pas un ascenseur social à grande échelle.

Le culte de l'argent facile ne doit pas détourner la jeunesse de ses vraies priorités : les études, le travail et de nombreux projets. Avoir la passion de vivre à défaut de vivre de sa passion !

Source : Aulnay Radical – Le 13 novembre 2010