Aulnay-sous-Bois : « La jeune styliste a créé sa griffe »

de | 2011-04-17

Aulnay-sous-Bois :

Sabra Kerrouche a réussi son pari, samedi soir à Aulnay-sous-Bois, en dévoilant sa marque de prêt-à-porter All People et sa collection printemps-été devant une salle Chanteloup pleine à craquer. Un succès auquel ont notamment assisté des représentants du groupe Randstad et de la municipalité d’Aulnay, dont Ahmed Laouedj, adjoint à la vie associative, qui espère lui donner un coup de pouce financier.

Mais à quatre heures du défilé, samedi après-midi, la jeune styliste de 25 ans est au bord de la crise de nerfs. Pendant que les musiciens du show répètent un titre d’Amy Winehouse sous la houlette de sa copine Coumba, avec qui elle chante et a créé l’association Black Roots Sensation, Sabra donne des conseils à ses mannequins d’un soir, tous bénévoles, fixe les derniers boutons sur une veste tout en répondant au téléphone aux retardataires et aux invités. Celle qui a remporté l’an dernier le premier concours Cité style, lancé par les sociétés Bershka, JCDecaux et Randstad, est « déjà fatiguée ». « Elle est courageuse, confie son père, Nourredine. La semaine, elle travaille à la Poste, au centre de tri de Roissy et, le soir, elle va dans son atelier confectionner ses vêtements. Ce défilé, elle le finance avec son salaire. Son prix, c’était un beau coup de main, mais elle galère. »

Sabra Kerrouche « l’hyperpointilleuse »

Assise à sa machine à coudre, Sabra positive : « J’ai quand même reçu une bourse de 3000 €, avec lesquels j’ai pu acheter du nouveau matériel, des tissus, et organiser un premier défilé, explique l’Aulnaysienne, qui a étudié dans une école de couture industrielle. Et puis j’ai fait un stage très enrichissant en Espagne, au siège de la marque Pull & Bear. Reste qu’organiser des défilés cela coûte cher, et j’aimerais bien garder de l’argent pour ouvrir ma boutique à Paris. »

Pas de doute, « l’hyperpointilleuse » Sabra — dixit ses copains — sait ce qu’elle veut… Comme son nom l’indique, All People habille tout le monde. « C’est du prêt-à-porter, pas du luxe, précise Sabra. J’aimerais créer une marque comme H & M. Pour ce défilé, je n’ai pas de critères physiques. Les mannequins sont de toutes les origines et tous issus des quartiers populaires, la plupart d’Aulnay. » C’est le cas de Priscilla, grande brindille de 17 ans qui « aime la mode et tout ce que fait Sabra ». Vladimir, 22 ans, vient lui de Mitry-Mory (Seine-et-Marne). Il va défiler vêtu d’un jean et d’un tee-shirt aux coupes originales. « Porte le plus gangster, lui dit Sabra en ajustant son pantalon. Voilà, comme ça, t’es stylé ! » approuve la créatrice avant de remettre la tête dans sa machine à coudre.

Source : Le Parisien -  Eric Bureau – Le 11 avril 2011

Actualités nationales

de | 2007-09-13

Les élections municipales fixées aux 9 et 16 mars 2008

Aulnay-sous-Bois :                          Mairie d’Aulnay-sous-Bois

   Initialement prévues en mars 2007, elles avaient été repoussées d’une année en raison de la présidentielle et des législatives.

Les dates du prochain grand test électoral du quinquennat de Nicolas Sarkozy sont désormais connues. A l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez a annoncé que les élections municipales se tiendront les 9 et 16 mars 2008.
Ce scrutin sera couplé avec celui des cantonales. A l’origine, ces élections étaient prévues en mars 2007, mais elles avaient été repoussées d’un an en raison de la multiplication des scrutins majeurs prévus la même année : l’élection présidentielle, suivie des législatives.
   Le scrutin sera ouvert à 8 h et clos à 18 h. Mais les préfets pourront avancer ou retarder ces heures d’ouverture et de fermeture, dans les grandes villes notamment.

      Source lefigaro.fr avec AFP publié le 11/10/2007

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Tests ADN

Aulnay-sous-Bois : Des personnalités expliquent pourquoi elles sont opposées aux tests ADN

   

Dominique de Villepin ex-Premier ministre
«Une mesure ni utile ni efficace»

Je demande le retrait pur et simple de cette mesure, pour une raison de principe républicain qui dépasse de loin les frontières politiques partisanes. Quelle idée nous faisons-nous du droit de la famille ? Quelle idée de la nation ? Doit-il y avoir une loi pour les étrangers et une autre pour les nationaux ? Cette mesure est profondément attentatoire à nos principes républicains, contraire à la mission universaliste de notre pays. Et elle n’est ni utile ni efficace. Je note par ailleurs que cet amendement divise profondément notre majorité, je pense à Charles Pasqua, à Jean-Pierre Raffarin. C’est aussi le cas au sein du gouvernement, avec les oppositions, notamment, de Bernard Kouchner et de Fadela Amara. Or, sur la question de l’immigration, il faut un très large consensus. Il faut bien sûr lutter contre l’immigration illégale mais avec nos principes, et pour construire une vraie politique d’immigration à l’échelle européenne. Il ne faut pas trahir nos idéaux ni oublier nos objectifs. Il existe une autre vérité, plus stratégique : il est important pour le gouvernement et pour le président de la République de se concentrer sur l’essentiel, et l’essentiel ce sont les réformes économiques et sociales. Tout ce qui nous éloigne de cet objectif n’est pas bon.

   

François Bayrou président du Modem
«Quelque chose d’essentiel est en jeu»

Par principe, je ne signe jamais de pétition. La seule exception avant celle-ci fut celle sur les prisons. Je donne ma signature contre les tests ADN car quelque chose d’essentiel est en jeu. Premièrement, il s’agit de ramener à la biologie et à la génétique la relation humaine la plus précieuse qu’est la relation familiale. Or, il y a beaucoup d’enfants qui s’épanouissent dans le cercle de famille sans être pour autant les descendants biologiques de leurs parents. Par humanisme, notre vision de l’homme est que le lien familial ne peut se réduire au seul lien génétique. Deuxièmement, il s’agit de l’installation de mécanismes de recours à la génétique dans la régulation de problèmes de société. Troisièmement, on considère que l’immigré doit relever pour sa vie de famille de mécanique biologique que pour l’instant on ne songe pas à imposer aux citoyens français.

   

René Frydman gynécologue-obstétricien
«La génétique ne fonde pas un lien familial»

Ce projet est très offensant pour les étrangers. La loi française de bioéthique refuse la biologisation de la filiation et réserve le recours au tests ADN de filiation aux conflits familiaux graves, portés devant les tribunaux. Cette ligne est juste, la génétique ne fonde pas un lien familial. Il y a une quinzaine d’années, l’Inserm avait étudié l’ADN et la filiation de classes entières d’enfants, dans des écoles et avait découvert qu’une proportion non négligeable des troisièmes rejetons d’une famille n’étaient pas l’enfant de leur père… Ainsi, nous appliquerions aux autres une règle que nous refusons. Ainsi, nous exigerions que des informations biologiques servent de passeport à des étrangers. Cela rappelle de très mauvais souvenirs. Il est vrai qu’une minorité de pays européens se réservent la possibilité de demander des tests ADN pour le regroupement familial. Mais dans ces pays, il n’y a pas de discordances de droit : les tests ADN sont libres d’accès pour tous. Il faut aller au-delà, obtenir une harmonisation au niveau européen de l’usage des tests ADN pour l’immigration, sur la base d’une réflexion éthique.

   

      Source Libération.fr publié le 3 octobre 2007

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Le Sénat supprime les tests ADN

Aulnay-sous-Bois :    

La Commission des lois du Sénat a supprimé du projet de loi Hortefeux l’article instaurant un recours éventuel aux tests ADN pour le regroupement familial.

Les Sénateurs ont choisi de contredire les députés. Par 24 voix contre 13, la Commission des lois de la Haute Assemblée a supprimé l’article du projet de loi Hortefeux sur la maîtrise de l’immigration.

Non prévu dans le projet initial, l’article de loi instaurant la possibilité pour des requérants au regroupement familial de recourir à un test ADN pour prouver leurs liens de parenté avait été introduit par le député UMP Thierry Mariani, et voté par l’Assemblée en première lecture le 20 septembre dernier.

A la demande du premier ministre, le gouvernement avait modifié l’amendement Mariani, ajoutant au texte le «caractère nécessairement volontaire du recours» aux tests ADN, mais aussi le « remboursement du coût du test si la filiation est bien établie». Surtout, François Fillon tenait à ce que le texte précise que cette mesure était «mise en place à titre expérimental pendant deux ans et revue sous le contrôle du Parlement » passé ce délai.
Ces aménagements n’ont pas suffi aux sénateurs, qui ont préféré supprimer le texte. Un geste dont se félicitent les socialistes, par la voix de Jean-Pierre Bel, leur chef de groupe à la Haute Assemblée. La suppression de cet article est «conforme à la vision» que les sénateurs socialistes se font «de la France, de ses valeurs républicaines et de son image de pays des droits de l’homme», se félicite-t-il, précisant que les sénateurs PS «attendent du Sénat la confirmation de ce vote important lors de l’examen en séance publique» du projet de loi.

 

     Source Le Figaro.fr  publié le 26 septembre 2007

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  L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin s’est déclaré aujourd’hui "blessé" par l’instauration de tests ADN pour les candidats au regroupement familial, jugeant en outre que cette mesure n’était "pas constitutionnelle". "Cela me blesse" car "une entorse à un principe, même sur un mode facultatif et expérimental, ce n’est pas acceptable", a-t-il déclaré sur Radio J. "Très attaché aux valeurs de la République française", l’ancien locataire de Matignon a estimé qu’il ne fallait pas "détricoter ce modèle républicain au gré des besoins". "C’est une rupture d’équilibre" car ces tests ADN votés à l’Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi sur l’immigration "ne s’appliquent pas aux nationaux français", mais aux seuls "étrangers", a-t-il dit.

                         Source AFP publié le 23 septembre 2007

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Le Parti radical veut "faire bouger les lignes" pour soutenir Sarkozy

   NANCY le 16 septembre 20007 (AFP) – Le Parti radical, associé à l’UMP, a confirmé ce week-end, lors de son Université d’été à Nancy, sa volonté de rassembler la famille radicale pour élargir la majorité présidentielle.

"Cette famille si soudée sur des valeurs historiques, 35 ans après (la rupture en 1972, ndlr), serait la seule qui ne se réunirait pas?", a lancé à la tribune dimanche le co-président du Parti radical, le ministre Jean-Louis Borloo.

Parallèlement à ces travaux en Lorraine, le PRG tenait son université d’été à Ramatuelle (Var). Son président Jean-Michel Baylet a rappelé que la ligne de son parti est "l’indépendance à gauche", tout en jugeant qu’un dialogue avec les valoisiens permettrait de "desceller l’alliance un peu étouffante" avec le PS.

"Il faut enraciner plus profondément, dans la loyauté au message présidentiel", cette "union et cette communauté de valeurs (radicales)", a lancé M. Borloo à Nancy. "Rien ne justifie aujourd’hui que nous ne travaillions pas ensemble pour aider à faire bouger la France".

La refondation de la famille radicale, "c’est le dépassement des clivages et des affrontements archaïques" qui "nous empêchent d’avancer", a assuré André Rossinot, autre co-président et maire de Nancy, aux quelque 600 délégués réunis dans sa ville depuis vendredi.

Au cours d’une table ronde sur les "nouvelles frontières radicales", plusieurs voix (délégués du Rhône, du Lot et de Bretagne) avaient exprimé samedi leur opposition au rapprochement avec les "frères ennemis" du PRG que "nous combattons sur le terrain".

A la volonté d’ancrage à droite du parti de la place de Valois, fortement affirmée par certains valoisiens, Jean-Louis Borloo a répondu que l’ouverture mise en oeuvre par Nicolas Sarkozy était "une démarche indispensable à notre pays". "Le président l’a souhaitée et elle est nécessaire pour réussir".

Le Parti radical est le "seul capable de faire bouger les lignes des partis en réconciliant le centre-gauche et le centre-droit", a renchéri Arnaud Murgia, co-président des jeunes valoisiens.

Le score de François Bayrou à la présidentielle (18,57%) "a été une surprise", et la logique de cette "formidable ébullition au centre", "c’est l’ouverture par les radicaux" de gauche et de droite, a martelé le député de Meurthe-et-Moselle Laurent Hénart.

Le secrétaire général délégué de l’UMP, Patrick Devedjian, invité de cette dernière journée, a conforté cette volonté d’ouverture en appelant les valoisiens à "faire les premiers pas" sur le chemin de la réconciliation.

Le souhait de l’UMP, a-t-il dit, "c’est que vous puissiez repousser encore plus loin les frontières de votre mouvement".

"Nous ne souhaitons pas des ralliés, nous voulons des alliés", a-t-il poursuivi, "mais gardez votre différence, gardez votre sensibilité, l’émergence d’un pôle de gauche dans la majorité est une bonne chose pour la gauche et pour la majorité".

Le PRG est prêt à "ouvrir des débats sur les idées" avec les valoisiens, a répondu, en marge du rassemblement, la secrétaire nationale du PRG, Elisabeth Boyer, qui conduisait une délégation de son parti à Nancy.

Elle a été plus évasive sur les modalités du rapprochement: "nous sommes dans les idées, on ne s’occupe pas des structures".

Régine LAMOTHE – Source AFP publié le 16/09/2007

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UMP: groupe de travail et conventions pour préparer les municipales

NANCY le 16 septembre 2007 (AFP) – Le secrétaire général délégué de l’UMP Patrick Devedjian a annoncé, dimanche à Nancy, le lancement dans les prochains jours par François Fillon d’un groupe de travail et de "conventions régionales" pour préparer les municipales de 2008.

"Dans les prochains jours, le Premier ministre lancera le groupe de travail de l’UMP chargé de préparer les élections municipales", a-t-il déclaré, à la tribune de l’Université d’été du Parti radical.

Le secrétaire général délégué de l’UMP a également annoncé l’organisation dans les prochaines semaines de "conventions régionales" pour lancer le débat des municipales qui seront animées notamment par Jean-Pierre Raffarin, Jean-Claude Gaudin et Pierre Méhaignerie.

Le groupe de travail, a précisé M. Devedjian, "aura notamment comme mission de finaliser les dix commandements emblématiques de l’UMP qui seront portés par nos candidats".

Parmi les "dix commandements" figurera "le principe de l’ouverture". Les listes UMP accueilleront "non seulement des candidats représentatifs de la diversité du pays mais aussi des personnes issues d’autres tendances politiques dès lors qu’elles se retrouveront sur le même projet municipal", a-t-il rappelé.

Les listes UMP "doivent transgresser les vieilles frontières qui verrouillent depuis trop longtemps la vie politique", a déclaré M. Devedjian.

"L’ensemble de cette démarche nous permettra d’élargir encore notre assise et d’occuper l’espace politique le plus large", a-t-il expliqué.

L’UMP doit "conserver un temps d’avance sur le parti socialiste", a souligné M. Devedjian, ironisant sur "les nouveaux conservateurs immobiles qui continuent leur pélerinage à la fête de l’Humanité".

                 Source AFP publié le 16 septembre 2007

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Tests ADN : " Villepin "blessé"

Source lefigaro.fr avec AFP et AP publié le 11/10/2007